Jean-Baptiste Lhomeau
PHOTOGRAPHIE
Art   Reportage  

Nos villes, nos vies sont ainsi faites. Tantôt fêtes. Bordées de murs, verdures, façades et tantôt d'eau qui laisse libre l'imagination.

On peut y deviner des personnages, des histoires, des visages, des fables.

A regarder de près, comme le fait JBL, ces tableaux révèlent surtout la précarité et la fragilité de notre monde et de nos certitudes; ils rappellent que notre quotidien est tissé de récits, parfois laconiques et parfois flamboyants.

Des artistes dits "de rue" aux alentours ont essayé de capter l'image.

JBL nous montre leur empreinte précaire absorbée par le temps. Aussi belle que la moindre écaille d'une façade de nos villes.

Le béton, l'asphalte, le plâtre, le fer, le bois, le verre, l'eau, le tissu et le vivant murmurent sec.

Ça s'effiloche, ça rouille, ça tombe en morceaux, ça s'envole, se révèle, se reflète, s'affiche et se photographie. Ce qui compte pour lui, c'est que ces photos racontent une histoire rupestre de la photographie. JBL peint les strates de nos murs et construit une archéologie imaginaire comme pour nous dire qu'il faut savoir regarder la beauté éphémère du monde, voir la transparence des murs et la nature pour nous rappeler qui nous sommes.

"L'inédit, l'insolite, l'exception, la proximité".